Bibliothèque de Nivelles

Prix Nerval SGDL/Goethe Institut 2012

Date de publication : 19.06.12

 

Edgar, Sacha et Jörg dans la nuit...


Ce Prix Nerval SGDL/Goethe Institut 2012, ancien Prix Gérard de Nerval, récompense un traducteur littéraire de l'allemand vers le français pour l'ensemble de son œuvre et à l'occasion d'une publication parue dans l'année.

Sacha Zilverfarb et Jörg Stickan sont les lauréats du Prix Nerval-SGDL/Goethe Institut 2012, pour la traduction de « Nuit » d'Edgar Hilsenrath (éditions Attila).

Créé en 1989 à l'instigation de la Société des Gens de lettres (SGDL), Le Prix NERVAL de traduction, d'un montant de 2000 €, sera dorénavant financé pour moitié par l'Institut Goethe et la SGDL.

Le Jury, présidé par Jean-Pierre Lefebvre, a accueilli cette année le traducteur Joachim Umlauf, directeur de l'Institut Goethe.

Ce jury est composé de 5 traducteurs (Claire de Olivera, Isabelle Kalinowski, Jean-Pierre Lebfebvre, Serge Niémetz, Joachim Umlauf) et 2 auteurs de la SGDL (Georges-Olivier Châteaureynaud, Dominique Lebrun).

Ce prix a été décerné le 12 juin à l'Hôtel de Massa, lors de la cérémonie des Grands Prix de Printemps.

Cécile Mazin

Sources : Actualitté et Électre - 19 juin 2012

 

Mars 1942, dans le ghetto de Prokov, ville ukrainienne sur les bords du Dniestr, Ranek lutte pour sa survie. Ce roman a été censuré en Allemagne pendant vingt ans.

Né en Allemagne en 1926, Edgar Hilsenrath a connu les ghettos durant la guerre, avant de partir pour Israël, puis pour New York.
Toute son oeuvre s'inspire de cette expérience, mais sur un mode burlesque et satirique. Longtemps refusé par les éditeurs allemands, qui craignent les réactions à son approche, très crue, de la Shoah, il est d'abord publié aux États-Unis, où ses livres sont des best-sellers.
« Nuit » est le premier roman d'Hilsenrath et la matrice de toute son oeuvre. Réécrit vingt fois en dix ans, le livre paraît en Allemagne chez Kindler, où il connaît une étonnante autocensure (épuisé en trois mois, il n'est pas réimprimé), puis, avec un succès fracassant, aux États-Unis. Voici la première traduction de cette fresque tragique et grotesque sur la vie quotidienne à l'intérieur d'un ghetto. Après « Fuck America » et » Le nazi et le barbier » (Attila), une nouvelle preuve du génie terrifiant d'Edgar Hilsenrath.

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